La voix - Luc Baron

la voix : de l'expression artistique à l'outil thérapeutique

03 décembre 2009

la voix


la voix
envoyé par lucbaron. - Regardez la dernière sélection musicale.



21 octobre 2009

La voix: de l'expression artistique à l'outil thérapeutique

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































LA   V O I X,     expression artistique

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Il s’agit moins de travailler sa voix que d’en explorer les ressources, les mystères, les qualités, les fragilités, et d’aller à la découverte des trésors d’images et d’émotions qu’elle recèle.
Nous connaissons peu ou mal cet univers si riche qu’est notre voix. C’est pourtant dans cette matière sonore que nous allons rencontrer les sources de l’émotion, l’habillage le plus juste des mots, les couleurs les plus personnelles du chant, l’expression pleine et libre de ce que nous sommes.

Claude Nougaro écrivait  " la poésie c'est du son qui fait sens .." . Toute parole est un son ou un ensemble de sons qui font sens. Dans la prime enfance, lorsque nous ignorons encore la relation entre un mot et sa représentation, ce sont les sons qui nous apaisent, ou nous inquiètent, nous rassurent ou nous effraient. Les mêmes mots prononcés par dix personnes différentes, n'auront pas le même impact en fonction du timbre de chaque voix, de l'intention de chaque personne, du tonus de la voix .. En grandissant, nous oublions cette fonction essentielle du son, de la résonance, et nous attachons au sens, en oubliant "la musique" qui l'a véhiculé.

Recréer le lien entre cette résonance, le sens et l'intention que nous plaçons dans notre parole ou notre chant, est une source  de compréhension des fonctionnements de la voix, ainsi qu'une formidable passerelle vers une meilleure connaissance de soi.

 

La démarche tient compte des particularités de chaque voix considérée comme unique et communiquant au delà des codes de la parole. Elle prend en considération toutes les motivations (artistiques, psychologiques) qui peuvent amener une personne à vouloir faire connaissance avec sa voix.
Pas de recette appliquée à tous, mais une approche personnalisée et adaptée à chaque voix, chaque personne selon ses motivations.

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































CHANT, PAROLE...

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Les objectifs   
   
*   Profiter pleinement de ses ressources vocales pour servir le plaisir de chanter et de dire.
*   Maîtriser son “instrument-voix” pour continuer de progresser de façon autonome

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































La méthode


Pas de recette commune mais une pratique personnalisée .

































*   Faire connaissance avec les mécanismes physiologiques permettant au son d’exister, c'est à dire développer le ressenti qui permettra de comprendre avec le
corps comment fonctionnent les mécanismes physiques de la voix (nous
voyons nos doigts évoluer sur un clavier, mais nous ne voyons pas
vibrer nos cordes vocales, ni se déplacer notre diaphragme ..)
*   Apprendre ou réapprendre à respirer pour que le souffle, véhicule de la voix, soit efficace, facile, fluide, puissant.
*   Faire connaissance avec ses qualités et fragilités vocales grâce à une approche adaptée à chaque voix et chaque recherche personnelle.
*   Développer son imaginaire vocal par l’exploration guidée, puis libre, du son.
*   Assouplir, ajuster, développer sa tessiture, affiner son écoute dans une approche technique toujours adaptée à soi.
*   Travailler à partir d’un chant, d’un texte dans le but d’une interprétation personnelle   
*   Aborder le monde magique et complexe de l’improvisation.

















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































LA  V O I X,   outil thérapeutique - expression de soi

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Parcours de vie, parcours de voix.

Au delà de l’expression artistique, L’exploration du son, la manière de retenir ou de délivrer sa voix sont de précieuses sources d’informations  pour la connaissance de soi, la recherche d’un équilibre et d’un bien-être.
La voix qui a été tue dans l’enfance ou, plus tard, à la suite d’un quelconque traumatisme, cette voix n’est pas irrémédiablement vouée à se taire, à voiler ses sentiments, sa pensée.
Les tensions psychiques et émotionnelles qui entravent l’épanouissement et l’expression de soi peuvent être dénouées par un travail sur et avec la voix associé à une écoute active du thérapeute.

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Les objectifs

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































*   Trouver ou retrouver la capacité d’agir, la confiance en soi, en ses qualités, en sa valeur personnelle . Se reconnaître pour être reconnu
*   Epanouir sa créativité.
*   Apprivoiser le stress en identifiant et dédramatisant ses sources. S’autoriser à ...
*   Forger ses propres outils pour agir sur soi de façon autonome

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































La méthode

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































   Association d’une pratique corporelle (le souffle, la voix) et d’une écoute active.

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































   Lors d’une séance, ou d’une séance à l’autre, nous pouvons passer d’un travail sur la matière sonore (trouver la façon la plus confortable de “sortir de soi” des sons en dénouant   les tensions physiques et psychiques, en explorant ses ressources vocales) à la parole, de façon à créer ou recréer une harmonie entre le corps et le mental. 
   Nous pouvons aussi, par la visualisation suivie de l’analyse, comprendre et agir sur des situations génératrices d’anxiété (diverses expressions de la timidité, trac, ...)







Durée de la séance         60mn









Lieu    38 rue Valade 31000 Toulouse (à 5mns du Capitole - en face de la FAC de Droit - Métro Capitole)      








Tarifs  En fonction du type de travail souhaité - Me consulter (mail ou téléphone).








05 61 26 42 78  -  06 07 97 34 04

luc_baron@orange.fr



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04 septembre 2008

Trac et stress

Un léger trac n'est pas un handicap. Il peut même permettre de se concentrer. Mais au-delà d'un certain degré, la trac, le stress, deviennent paralysants, inhibants, envahissants.

Examen, entretien important, prise de parole en public sont des sources de stress, de trac, en général associées à une anticipation de la difficulté (qui devient disproportionnée et inquiétante), et un manque de confiance en soi.

Le phénomène peut être endigué en décelant la/les sources du stress en question, en dédramatisant la situation et en développant (au moins ponctuellement, si ce n'est définitivement) la stratégie appropriée pour aborder l'évènement le plus sereinement possible.

Quelques séances individuelles fondées sur l'écoute active et la relaxation peuvent suffire à retrouver la tranquillité nécessaire pour aborder des échéances importantes.

05 61 26 42 78
06 07 97 34 04

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03 décembre 2006

Kobiloba

Kobiloba vient de naître !

Kobiloba est une association fondée par Rui Fernandès (Théâtre), Yves-Pierre Coris (Clown, coach), Anne Vignon (Diffusion, communication) et moi-même.

Nous avons réunis nos amitiés, nos compétences, nos parcours artistiques, pour que nos actions communes et respectives soient plus riches, plus nourries d'expériences complémentaires, mais aussi pour accueillir d'autres intervenants en tous domaines de l'art, de la thérapie créative, de la communication.

Nous n'avons pas voulu créer une association de plus repliée sur elle-même, mais un univers ouvert à d'autres univers.

Nous nous voulons tisseurs de passerelles.

Formation, pratiques artistiques diverses, communication, spectacles, accompagnement à la création, nous mettrons nos compétences à votre disposition et, si nous ne pouvons repondre personnellement à votre demande, nous créerons le lien entre vous et d'autres intervenants en qui nous avons confiance.

Un site et des documents plus précis (descriptif, programme ...) seront bientôt à votre disposition.

Kobilobement vôtre

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23 septembre 2006

Luc Baron, itinéraire ...

Après un parcours artistique oscillant entre la musique, le théâtre et l’écriture, Luc Baron a suivi les stages et formations du Centre Artistique International Roy Hart, spécialisé dans le travail de la voix. Cette rencontre déterminante, et une formation parallèle à la sophrologie Caycédienne, l’amènent à développer une pédagogie de l’écoute et de l’intuition, révélatrice des formidables ressources vocales de chacun.
La démarche tient compte des particularités de chaque voix considérée comme unique et communiquant au delà des codes du langage. Elle prend en considération toutes les motivations artistiques et psychologiques qui peuvent amener une personne à souhaiter découvrir sa voix.
Luc Baron a animé de nombreuses formations dans le domaine artistique (stages voix, écriture-voix...) Il a travaillé à plusieurs reprises avec des personnes handicapées (Fondation John Bost, Bergerac,...) et des détenus (Centre de détention, Mauzac, ...). Il anime depuis 1990 en Dordogne, à Paris et Lyon (et depuis 1997 à Toulouse), des stages et séances individuelles d’exploration vocale. En tant que chanteur, il mène des recherches sur l’improvisation dans le chant qui l’ont amené à travailler en relation avec des artistes tels que Benat Achiary et Dick Annegarn (Festival d’Itxasu, 1999 - Création de “La Paroi”, Festival du Verbe 2003 - 2005).
Il crée en septembre 2004 le groupe d'improvisation AAA, avec la Cie Suarri, qui réunit des artistes en marche, en découverte par l'échange, la réflexion, l'humour, le mise en commun des expériences diverses.

En tant que thérapeute il considère qu' au delà de l’expression artistique, L’exploration du son, la manière de retenir ou de délivrer sa voix sont de précieuses sources d’informations pour la connaissance de soi, la recherche d’un équilibre et d’un bien-être. La voix qui a été tue dans l’enfance ou, plus tard, à la suite d’un quelconque traumatisme, cette voix n’est pas irrémédiablement vouée à se taire, à voiler ses sentiments, sa pensée. Les tensions psychiques et émotionnelles qui entravent l’épanouissement et l’expression de soi peuvent être dénouées par un travail sur et avec la voix associé à une écoute active du thérapeute.

CV Complet ....

DOMAINES DE COMPÉTENCES
et ITINERAIRES

CHANT - LECTURES VIVANTES - IMPROVISATIONS VOCALES (voir liste des spectacles)

CONSEIL EN DÉVELOPPEMENT PERSONNEL et ARTISTIQUE

Recherche et développement des qualités et ressources humaines
Accompagnement à l’intégration au groupe sans perte d’autonomie.
Accompagnement au travail vocal (connaître et utiliser ses ressources vocales).
Accompagnement à la reconnaissance des comportements suscitant une anxiété par rapport au groupe, à l’autre.
Traitement de ces comportements.
Travail sur la confiance en soi.
Travail sur la prise de parole en public.

CONSEIL EN GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

Accompagnement à la cohésion de groupe par l’expression (savoir prendre et céder la place au profit de l’ensemble).
Formation au relationnel interne à l’entreprise par mises en situations et analyses.

FORMATIONS

1998 - 1999 Initiation à la PNL
1988 - 1992 CARESS Aquitaine - Sophrologie Caycédienne cycle RD5.
1988 - 1991 Stages et formations auprès du Centre Artistique International Roy Hart, spécialisé dans le travail de la voix.

PARCOURS PROFESSIONNEL

1997 - 2006 Animation de séances individuelles et collectives de travail sur et avec la voix (artistique et thérapeutique) - Animation de stages d’expression vocale
2001 Directeur Artistique adjoint du “Vivier” - Toulouse
1991 Création du cabinet “ Artza Vox “ - voix / sophro-analyse communication
1980 Comédien - Metteur en scène du “Théâtre des pas perdus et de la Cie de la Mandragore” (Bergerac et Paris)

SPECTACLES

2005/06 Création d’un duo d’improvisations vocales et intrumentales avec Dominique Regef (vielle et violoncelle) aboutissant au spectacle “le cheval dans la pierre”
Création d’un duo d’improvisations vocales et instrumentales avec Nathalie Estévenin (viole de gambe), aboutissant au spectacle “Pages blanches” sélectionné pour le Festival Ravensare - Toulouse 2006
Participations aux festivals du Verbe 2005 et 2006 avec Dick Annegarn (Toulouse - St Gaudens)) -
Lecture de Don Quichotte à La Chapelle (Toulouse) avec Dick Annegarn et Eric Fraj -
Création du Groupe d’improvisations AAA (toutes disciplines artistiques) en Dordogne
La création du monde - conférence spectacle avec Karine Gadré (astrophysicienne) et Nathalie Estévenin (violiste)
2002/03 La noches negras de Goya - spectacle de J.P.Armand - Coach vocal et corporel de la troupe - rôle de Don Luis Toulouse/Barcelone/Saragoza
Hommage à Léo Ferré, avec Elisabeth Aragon et Claudine Camplo (mise en scène et lectures vivantes des oeuvres de léo Ferré)
2002 Contes et frissons - mise en voix et en espaces de 6 conteurs dans des carrières souterraines.
2001 Chacun ensemble - spectacle mêlant textes et chants, à la suite de 4 stages écriture-voix.
2000 Mosaïque - spectacle mêlant chants improvisés et textes de F.G.Lorca.
2000 Reprise de “La paroi”, par les chemins...
1999 Performances - avec six danseurs et une musicienne - chants, improvisations voix et mouvement - Toulouse
1999 Tambours et voix - trio vocal et percutant - Festival d’Itxasu
1999 La Paroi - chant, danse, peinture, autour du thème de Lascaux - Festival d’Itxasu (tournée prévue en été 2000)
1999 Duo vocal sur la base d’improvisations et de chants du Monde, avec Christine Bonnays.
1998 Impressions... Spectacle solo - Chants a capella, improvisations , textes.
1998 Cordes vocales - Chants et improvisations avec Roland Paulin (danse) et Dominique Regef (vielle et violoncelle)
1998 Deux pages blanches - Chants et improvisations avec Roland Paulin (danse).
1995 Un barbier dans les villes - court métrage de Patrick Marty -
1995 Traces - Création avec Nadia Zorzetto - Création des textes - chant, comédie.
1994 Qu’ils vivent ! Création autour de textes du répertoire - adaptation et mise en scène.
1993 L’adieu au guide - d’après S.D. Majrouh - avec Patrick Pargnien.
1992 Un artichaut tout chaud - Création Melkior Théâtre, Bergerac.
1992 Exercices de style - d’après Raymond Queneau - adaptation et mise en scène.
1991 Dreyfus - J.C. Grumberg - rôle : Maurice, le metteur en scène.
1990 Montserrat - E. Roblès - rôle: Montserrat


MISSIONS liées à la communication et développement personnel

C.P.C. (Centre de Perfectionnement Commercial EDF/GDF) 1999, en collaboration avec SONTEL CONSEIL.
Participation à la création d’un quizz sur la relation clientèle pour Conseillers Clientèle et Techniciens d’intervention.

EDF/GDF Services
Centres Cher en Berry - Alsace - Franche Comté Nord (1998 - 2000)

Interventions sur mises en situation auprès d’agents conseillers clientèle, Techniciens d’intervention et Maîtrise - Création de scénarios et analyses des situations reconstituées.


GRETA Dordogne
Interventions dans des formations aux métiers de l’hôtellerie, sous forme de modules d’expression pour amener à la cohésion de groupe et à la relation clientèle . 1993

CD Mauzac (Centre de Détention) 1994
Intervention hebdomadaires destinées à la revalorisation et réinsertion de détenus en entreprises.

C.E.F. PROCESS Dordogne (Organisme de formation d’éducateurs spécialisés)
1992 - 1993

Participation au programme PAQUE
Interventions destinées à dynamiser des publics jeunes en difficulté.
Actions individuelles et collectives sous formes de modules d’expression théâtrale et de temps de parole (apprendre à écouter, à échanger, à communiquer)


Luc Baron, itinéraire ... ANNEXE


Coaching vocal / Traavail sur et avec la voix / Vocaliste - formateur - improvisateur

Après un parcours artistique oscillant entre la musique, le théâtre et l’écriture, Luc Baron a suivi les stages et formations du Centre Artistique International Roy Hart, (Malérargues - Cévennes) spécialisé dans le travail de la voix. Cette rencontre déterminante, et une formation parallèle à la sophrologie Caycédienne (outil thérapeutique créé par Alfonso Caycédo, psychiatre) auprès du Centre Aquitain de Relaxation en Sophrologie (Bordeaux), l’amènent à développer une pédagogie de l’écoute et de l’intuition, révélatrice des formidables ressources vocales de chacun.
La démarche tient compte des particularités de chaque voix considérée comme unique et communiquant au delà des codes du langage. Elle prend en considération toutes les motivations (artistiques, psychologiques) qui peuvent amener une personne à souhaiter découvrir sa voix.

Luc Baron a animé de nombreuses formations dans le domaine artistique (séminaires voix, écriture-voix...) Il a travaillé à plusieurs reprises avec des personnes handicapées (Fondation John Bost, Bergerac,...) et des détenus (Centre de détention, Mauzac, ...). Il anime depuis 1990 en Dordogne, à Paris, Lyon et depuis 1997 à Toulouse, des stages et séances individuelles d’exploration vocale dont la vocation peut-être artistique et/ou thérapeutique.
Il a, par ailleurs, participé à des formations à la communication au sein d’EDF (Montbeliard, Bourges, Paris, Belfort, Mulhouse).

En tant que vocaliste, il mène des recherches sur l’improvisation dans le chant qui l’ont amené à travailler en relation avec des artistes tels que Benat Achiary et Dick Annegarn (Festival d’Itxasu, 1999 - Création de “La Paroi”, Festival du Verbe 2003 - 2005 - 2006).
Il a participé à une quarantaine de spectacles en tant que comédien (Montserrat d’Emmanuel Roblès, Dreyffus de jean-Claude Grumberg,...), chanteur (“La Paroi”, création , “Impressions”, improvisations a capella, avec Roland Paulin et Dominique Regef...) et créateur (“7 jours dans la vie d’un rêve”, chant, texte et danse, Centre culturel de Terrasson),...). Il privilégie aujourd’hui l’instantané, improvisant au cours de performances en compagnie de danseurs, musiciens, conteurs et comédiens.

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25 août 2006

Lieu de pratique voix et thérapie - tarifs

7 bis, rue Idrac
31000 Toulouse

Entre le Boulevard Carnot et la rue Riquet, près de la Halle aux grains.

Contact

08 75 93 29 03 (tarif local)
05 61 26 42 78
06 07 97 34 04

TARIFS ET RÈGLES DE BASE LIÉES AUX FORFAITS 1.09.2006


PRATIQUE VOCALE

La séance d’une heure 28€
Forfait 4 séances / 4 semaines 95€
Forfait 4 séances / 8 semaines 110€
La séance d’une heure trente 35€
Forfait 4 séances 130€

VOIX-THÉRAPIE

La séance 40€
Forfait 4 séances 130€

La séance dure 1h ou 1h30 en pratique vocale et 1h en voix-thérapie.

Le forfait est réglé à chaque première séance. Il réduit le coût moyen de chaque séance et correspond, en contrepartie, à certaines règles de bases:

Le choix d’un forfait engage sur une durée précise (4 ou 8 semaines). Ainsi une séance annulée sera considérée comme due, sauf si elle peut être reportée dans le courant de la même semaine et sauf accord particulier.
Le forfait peut être réglé en deux fois : 50% à la première séance - 50% à la deuxième séance.

Merci de respecter ces règles afin que les incontournables modalités financières ne créent pas de situations susceptibles d’entraver le bon déroulement de la pratique et, de ce fait, son efficacité.

Tarif stages de week-end (deux fois 6 heures) - Stages à thèmes essentiellement axés sur l'improvisation

90€ par personne

Ateliers du samedi (1 samedi par mois - 5 heures)

45€ par personne

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28 juillet 2006

Team building à Tipaza

Cette approche de la communication dans un contexte professionnel non artistique a été passionnante.
D'autres projets sont en cours.
Je relate ici le déroulement de la première expérience, en toute subjectivité...

TEAM BUILDING À TIPAZA : TOUS EN CŒUR

gradins

*

Important :

Cette restitution de trois journées de formation en Algérie est forcément partielle et subjective, puisqu’émanant d’un seul intervenant sur les deux engagés.



Notre mission, si nous l’acceptions, répondait aux principes généraux suivants :

Un petit nombre de personnes Orientées vers un but commun Motivées pour atteindre l’objectif, le résultat Avec une répartition des rôles et des tâches (conscience de leur complémentarité)
Ces personnes communiquent pour une coopération dans l’action
Elles ont un fonctionnement organisé, des règles
Elles reconnaissent une autorité qui coordonne les efforts

Le but commun visé est la création d’une pièce vocale, parlée et animée.
Pour atteindre l’objectif, les participants expérimenteront individuellement et en groupe, les différentes caractéristiques qui fondent l’équipe à travers des activités vocales et corporelles. Il se découpe en 3 périodes.
Première période : on est sur le plan de l’individu Deuxième période : on construit l’équipe
Dernière période : on construit l’harmonie Les parallèles entre le montage d’une pièce vocale et le travail d’une équipe seront proposés à chaque débriefing, et des apports cognitifs seront faits en fin de chaque période.

Deux animateurs sont sollicités pour mettre en musique ce séminaire, le groupe étant séparé en deux sous-groupes pour travailler en atelier, chaque sous-groupe réalisant le même parcours pédagogique en travaillant successivement avec les deux animateurs. Le final réunira l’équipe au complet.

Nous avons accepté la mission.


Mercredi 24 mai 2006, aéroport d’Alger, 11 heures du matin. 22° sous les nuages.

Pour moi qui n’ai pas l’âme d’un grand voyageur (hors des chants et des livres), pas encore de choc.

Dans l’avion nous avons, Y. et moi, revu notre copie, partagés entre l’enthousiasme et l’anxiété des grandes aventures en gestation. Nous sommes comme deux gamins qui s’attendent à tout, même au meilleur, mais ne sommes plus assez naïfs pour ne pas avoir peur.

Pourtant, où sont les dangers ? Qu’y a-t-il à craindre d’une formation à la communication au delà de son contenu un peu atypique ? Ne pas donner pleine satisfaction à nos commanditaires ? Être nous-mêmes déçus de nos prestations ? Que l’on ne fasse plus appel à nos services ? Non, l’inquiétude est ailleurs. Dans une dimension plus sensible que nous n’évaluons pas encore à sa juste mesure. Ce n’est pas seulement “un boulot”. Nous le saurons dans quelques jours.

Visite du CESI Algérie. Ça commence plutôt bien. M., le flegmatique directeur que je n’ai rencontré qu’une fois, à Toulouse, nous accueille dans les plâtres encore frais de ce joli bâtiment jaune que K. nous fait visiter.
Un labyrinthe de bureaux, pièces qui accueilleront des formations, couloirs clairs. Y. Benat déjà quelques personnes parmi celles qui nous sont présentées. Au fil des rencontres souriantes, chaleureuses, mes sensations se précisent. Tout ici est vivant. Vivace même. Un vivier dans les murs et en dehors. Du tonus à revendre, très loin des clichés liés à la paresse africaine.
Nous parlons beaucoup, avec tout le monde, accompagnés par la bonne humeur de K., la jeune femme dont la présence et l’efficacité nous deviendront bientôt indispensables.
Nous prenons le temps. Ce temps là n’est pas inutile même si, dans l’instant, j’ai l’impression qu’il nous manquera pour organiser le travail. Vieux réflexe d’européen pressé, qui perd son temps à essayer d’en gagner alors qu’il s’agit seulement de vivre. Je sais cela. Je prends le rythme. Je me sens très tranquille, beaucoup plus qu’une heure plus tôt.

Après un petit détour restaurant (simple et excellent), nous partons vers Tipaza où aura lieu la formation.
Dernières recherches de matériels en tous genres, feutres, bambous. Déambulations dans les rues et boulevards à la circulation dense. L’heure tourne. Il paraît que nous sommes à 35 minutes de l’hôtel. Nous mettrons plus d’une heure d’un voyage joyeux.
Sur la route quelques images, des souvenirs andalous. C’est un peu la même atmosphère. Poussière, échoppes improvisées en bord de route pour vendre des fruits, des légumes ou des poissons rouges. Bâtiments délabrés parmi d’autres murs frais repeints et, partout, les pustules blanches et grises des paraboles tournées vers le ciel satellitaire.

La Corne d’Or. C’est ici que nous allons travailler. Le choix est parfait. Entre les bungalows blancs au volets bleus, l’amphithéâtre romain, la plage et les parasols.
Chacun choisit son appartement avec terrasse, chèvrefeuille, lauriers roses.
Un temps pour s’installer dans les murs, marquer son territoire en répandant des fringues, des bouquins sur le lit. Et ça commence. Premier repérage des lieux d’interventions.
Il y aura la grande salle de réunion au dessus du restaurant d’hiver. Peut-être l’amphithéâtre à ciel ouvert, si le temps le permet. Sûrement le restaurant d’été, pour l’instant inoccupé, avec sa terrasse sur la mer, ses alcôves où la voix résonne idéalement.
Le groupe arrive vers 20h30. Et parmi les sujets qui peuvent nourrir nos inquiétudes, l’annonce qu’ils seront 30 et non 24, que trois d’entre eux n’arriveront que demain soir. Il va falloir composer avec cela. L’improvisation est mon métier. Y. s’y entend aussi. Mais, tout de même ...

*

Nous revoyons encore nos copies. K., comme depuis notre arrivée, nous facilite la tache, simplement, discrètement efficace. Tout ira bien.

Nous accueillons le groupe dans la grande salle. Ce soir ils sont 24. C’est encore différent de ce qui était prévu. Ca bouge, parle fort, téléphone à tout va sur des portables de dernière génération. Nous discutons quelques instants avec le manager français des managers algériens et égyptiens (pour deux d’entre eux) pour l’informer du contenu de la formation et lui proposer le choix de s’intégrer au groupe ou d’être observateur extérieur. Il prend le risque de sa propre intégration. Il devra jouer le jeu, aplanir toute idée de hiérarchie, ne pas manifester sa position habituelle de leader. C’est courageux. Nous verrons.

Nous posons les bases, les règles de vie, et présentons succintement le déroulement des trois journées à venir fondé sur un mélange d’apports cognitifs relativement classiques, et l’engagement dans un travail corporel et vocal qui devrait aboutir à la présentation d’un petit spectacle.
Dans le contrat tacite que nous signons avec les stagiaires, il y a le respect mutuel, le non-jugement quoi qu’il arrive, la bienveillance, la nécessité de s’installer tous dans une sorte de bulle, en partie coupée du monde. Par exemple éteindre son téléphone mobile pendant le travail. Nous sentons que ce dernier point sera difficile à gérer, même si chacun approuve.

Repas commun, répartis sur quatre tables après tirage au sort. Le hasard devrait nous aider à faire en sorte que les amitiés déjà existantes ne créent pas de clan. C’est accepté et, apparemment, bien vécu.
23h. Au lit !
La journée a été dense. Tout commencera vraiment demain matin à 9h.
Avant de dormir je lis un peu les “Noces” de Camus, ces petits essais écrits en 1937. “Noces à Tipaza”, “lété à Alger” ... Une façon de m’installer davantage dans l’esprit des lieux.

*


Jeudi 25 mai 2006

Réveillé tôt, j’ai pris le temps de me projeter dans les heures à venir pour m’y préparer. Le meilleur moyen d’entrer sereinement dans la cage aux lions c’est de considérer qu’il n’y a ni cage ni lions. Il ne s’agit pas d’un combat mais d’une rencontre, d’un partage. Avant le petit déjeuner je me sens assez tranquille avec moi-même pour l’être avec le monde. Les grandes tartines de pain, le parfum du café, le soleil encore frais terminent de m’installer dans l’idée que la vie vaut la joie d’être vécue.
Les stagiaires sont là, pour la plupart. Je rejoins Y. qui a dû se lever très tôt et sans doute faire une balade pour se détendre. Nous évoquons la suite, revisitons une nouvelle fois la copie du jour et .. Inch Allah !

Retour au bungalow pour m’allonger encore un peu et respirer avant que “ça” commence. Comme si “ça” était si compliqué. Chacun, chacune, doit se poser des questions sur le déroulement de la journée. Chacune, chacun se perd sans doute en projections et autres anticipations hasardeuses. Personne ne sait, bien sûr. Alors à quoi bon s’inquiéter ?

8h30. Je rejoins Y. dans la grande salle. Derniers préparatifs, “papeur-borde” en place, feutres, post-it prêts à l’action, chaises installées. Nous commencerons par la parole et la réflexion avant d’aborder les pratiques corporelles. Tout le monde arrive à l’heure. Il y aura deux nouveaux arrivants dans la matinée, la journée.. Nous verrons. C’est parti !
Le sujet : les attentes.
Y. utilise une méthode qui lui tient à cœur : post-it et papier kraft. Il m’amuse avec ses petits rectangles jaunes. Mais c’est un amusement bienveillant. D’ailleurs, dans deux heures, je ne pourrai que constater l’intérêt de la méthode en question. Et, parmi les points essentiels concernant la préparation de notre action commune: la confiance.
Quatre sous-groupes se forment. Chaque groupe choisit rapidement un référent qui sera chargé de synthétiser les résultats de la réflexion. Chaque personne inscrira au maximum 4 mots sur 4 post-it. Les attentes ne sont pas essentiellement tournées vers l’entreprise ou la gestion du travail. Tout est permis.
Ils planchent, discutent, se dispersent un peu. Nous intervenons plus ou moins discrètement pour les amener à une réflexion plus calme.
Les post-it viennent peu à peu décorer les grands rectangles de papier kraft et seront bientôt classés par regroupements de mots, d’idées convergentes. L’implication de chacun nous paraît, pour le moins, intéressante. Il me semble que c’est à la fin de cette journée que K. nous confiera l’idée préconçue du groupe sur cette formation: ils pensaient passer un week-end plutôt tranquille avec, au programme, soleil et détente agrémentés des apports cognitifs habituels.

Chaque groupe présente les fruits de sa réflexion. Les papiers se rejoignent autour du relationnel et du stress. La nécessité de former une équipe est exprimée de façon plus ou moins claire. Je lis, en filigrane, le besoin de se sentir soutenu, moins seul, moins isolé.
Ces hommes et ces femmes passent les deux tiers de leur temps à travailler pour l’entreprise. Sans doute souhaitent-ils trouver en cela autre chose qu’une rémunération conséquente : le plaisir d’agir dans des relations humaines dignes de ce nom, voire de la créativité quelle que soit le rôle de chacun.
Après les post-it, nous entrons dans le vif du sujet : échapper un peu à sa tête pour laisser s’exprimer le corps. Nous rappelons un point essentiel: il n’y a aucune contrainte à la participation. Quelqu’un peut ne pas s’engager dans une proposition, ou en sortir s’il se sent mal à l’aise. L’essentiel est qu’il reste présent à ce qu’il se passe, ne serait ce qu’en observateur.

Nous commençons par des déplacements dans l’espace. Marcher, respirer, s’étirer, bailler, capter l’environnement, ressentir. Cela ne va pas sans rires et joyeuses bousculades, discussions en tous genres. Nous essayons de les amener à faire silence, sans être totalement recueillis, mais au moins dans une meilleure écoute d’eux mêmes, de l’environnement humain et matériel. Puis nous proposons des rythmes de déplacements différents, des courses, des petits pas, des marches à reculons. Chacun fait comme il le souhaite, essaie de profiter de ses propres élans. Nous entrons dans le groupe, stimulons le mouvement. Puis nous proposons que chacun suive quelqu’un, imite un peu sa démarche. Cela peut se faire à distance. C’est une façon de s’intéresser à l’autre et, pour soi, d’essayer de sentir qui a décidé de nous suivre. Jeu fondé sur un ressenti très subtil. Lorsque nous demandons ensuite par qui chacun a eu l’impression d’être suivi, les réponses sont forcément imprécises. Mais l’esprit est sensibilisé à cette idée de relation pouvant exister au delà des codes de la parole.

Nous formons rapidement deux groupes, sans choisir les personnes. Tout le monde est là, debout. Nous séparons l’ensemble et continuons à pratiquer dans la même salle.
Nous affinons les propositions en demandant d’imaginer que l’on porte un objet précieux dont la nature, le volume, la forme sont inconnus et sans importance. c’est la façon de le porter et, surtout de le passer à quelqu’un d’autre qui compte.
Ils se prennent au jeu rapidement. Pour l’un l’objet est minuscule, pour l’autre il est gigantesque. Le passage de l’objet de mains en mains crée toutes sortes de situations et réactions étonnantes. Surprendre et amuser sont de rigueur.
Nous associons des sons à la gestuelle. La voix, quand elle n’est pas le véhicule d’une parole codée, peut-être très évocatrice. C’est ici le cas, comme toujours. Les sons apparaissent plus ou moins timidement, mais il y a une émulation. S’il ose, je vais peut-être oser à mon tour ... Et nous assistons à des scènes cocasses où l’objet se transforme sans arrêt, devient de plus en plus “visible”.
Personne ne tente de s’échapper de l’histoire en cours. Je saisis l’objet virtuel et le fait s’évaporer pour qu’il ne reste plus que les voix que j’amène à se rejoindre. Y. fait la même chose, en face, à sa façon. Les voix se rencontrent. je les invite à une certaine intensité sonore puis, avec un geste simple, leur demande un son très doux. Nous formons un cercle vocal mouvant, mains dans les mains, qui se resserre et s’agrandit en même temps que le volume sonore s’amplifie ou se réduit jusqu’à ce qu’un son commun s’installe pour devenir ce qui pourrait être le début d’un chant.
Enfin, Y. et moi faisons se rejoindre les deux groupes sans interrompre les élans de voix. Le son est puissant sans être agressif, jusqu’à une envolée spectaculaire qui se termine dans un éclat de rires libérateur. Les tensions sont tombées. La pause déjeuner va terminer de détendre tout le monde.

Y. et moi sommes étonnés de la facilité avec laquelle le groupe est entré dans nos propositions. Deux nouveaux arrivants se présentent. L’un d’entre eux parle très peu. Je me trouve à côté de lui pendant le déjeuner. Impossible d’engager une conversation même banale. Je le laisse donc s’installer à son rythme dans l’aventure.
Le contact est plus facile avec l’autre personne, mais tout cela n’est pas significatif de ce qu’il se passera plus tard dans le travail avec le groupe. C’est aussi ce jour là que M. nous a rejoint. Elle va aider K. d’une façon tout aussi efficace et discrète.

Retour dans la grande salle. L’atmosphère a changé. Le travail corporel a porté ses fruits: tout le monde est beaucoup plus disponible et détendu.
Nous allons occuper le début d’après midi à une nouvelle approche cognitive. Il s’agit de définir la notion d’équipe. Y. propose de revenir aux post-it. Quatre groupes se forment et commencent à réfléchir. Tout est calme, studieux, actif. Nous continuons d’être étonnés par l’engagement de chacun et de tous.
Les post-it s’affichent sur les panneaux, et les différents débriefing seront très bien menés.
La notion d’écoute est cette fois prédominante dans chaque synthèse. C’est une notion clé sur laquelle nous travaillons depuis le début, et il est essentiel qu’elle apparaisse à chacun comme une évidence. Cela nous aidera à progresser.

En deuxième moitié d’après-midi nous poursuivons l’approche corporelle. Cette fois nous allons travailler en deux groupes dans des lieux différents. Y. restera dans cette salle, et j’irai dans le restaurant d’été qui n’est pas encore ouvert au public.

Le lieu est superbe, peu éclairé, frais. Je propose un exercice en plusieurs étapes. Le groupe va occuper l’espace et chacun s’immobilisera quelques instants. Quelqu’un commencera à déambuler à son rythme. Dès que cette personne commencera son déplacement, tout le monde devra se déplacer en même temps. Dès que cette personne s’arrêtera, tout le monde s’arrêtera. Puis un autre prendra le relais jusqu’à ce que chacun ait été leader. Au deuxième tour, le temps de déplacement sera plus court, et de plus en plus court à chaque tour jusqu’à réduire cette durée à un simple geste. Enfin nous ajoutons la dimension vocale. Chaque geste ou déplacement est accompagné de sons.
Il s’agit d’affiner son écoute, sa perception de l’environnement. Les seules contraintes sont de démarrer et de s’arrêter en même temps que le leader du moment. Dans l’interval de déplacement, toutes les actions sont possibles: marcher lentement, courir, etc. Au début il est un peu difficile d’obtenir des déplacements silencieux et une autonomie de chacun dans ses déplacements. On a tendance à imiter le mode de déplacement du leader et les sons qu’il propose. Nous revenons sur ce point et, peu à peu, l’écoute s’installe véritablement.
Nous pouvons alors passer à l’étape suivante: action/réaction. Même esprit dans l’exercice, mais cette fois on ne sait pas qui va démarrer, et l’on n’est pas obligé de démarrer en même temps, de suivre systématiquement. Il faut gérer ses déplacements et ses expressions vocales de façon à ce que l’ensemble ne devienne pas un chahut total et une cacophonie. Et ça marche ! En intervenant par quelques indications qui n’interrompent pas l’action, je les incite à construire une ou des histoires ensemble. Naissent des conversations en grommelot, des échanges très expressifs. Tout cela finit de nouveau par une réunion de toutes les voix dans un chant improviser qui me surprend. C’est gagné ! Je n’en reviens pas.
De son côté Y. à proposé une première approche du clown.

Nous nous rejoignons tous pour un débriefing qui ne portera que sur l’état de l’ensemble et de chacun après cette première journée. Un débriefing plus complet aura lieu quand les deux groupes auront vécu les mêmes ateliers.
Le résultat de ce petit bilan ponctuel fait ressortir l’impression commune d’avoir vécu énormément de choses en peu de temps. Tout le monde est fatigué, mais d’une autre fatigue qu’à l’arrivée.
Cette première journée nous laisse, Y. et moi, très surpris et presque incrédules face aux premiers résultats obtenus. La relation avec le groupe est idéale et chacun des participants semble trouver confusément dans ce travail “quelque chose” qui lui manquait. Nous sommes curieux de voir si tout cela va continuer de la même façon.
Pour ma part je suis confiant et .. Épuisé, mais heureux.

Après le dîner je rejoins mon bungalow apaisé, rassuré sans doute. Nos propositions ont été bien reçues, au delà de ce que nous imaginions. Et travailler avec Y. s’avère facile, efficace, naturel. Tout cela est très nourrissant.

Avant de dormir je vais goûter un peu la fraîcheur de la nuit. Demain le week-end algérien commence. Il y aura sans doute davantage de monde aux alentours. Quelques pages de Camus, puis un ou deux contes plus tard (je dois en choisir un pour la suite du travail), je crois que je m’endors ...


*

Vendredi 26 mai

Le soleil est revenu sur Tipaza. Un soleil tiède très agréable. Le petit déjeuner est une fête annoncée. j’ai une faim d’ours pyrénéen et la journée qui commence est importante.
Je suis curieux d’observer comment la nuit aura transformé le vécu de la veille, ce que les corps et les esprits auront retenu de cette étonnante expérience.

Aujourd’hui nous “échangeons” les groupes. Je conduis le mien vers le restaurant d’été. Je vais proposer le même exercice que la veille. Déplacements avec leader, actions-réactions. Mais avant je propose une déambulation pour s’approprier le lieu, des mouvements liés à la respiration et des étirements à deux, en contrepoids. Il s’agit d’utiliser l’équilibre des corps. Par deux, on saisit les poignets du partenaire et on se laisse aller en arrière en essayant de garder l’équilibre avec un minimum d’effort musculaire. C’est aussi une question de confiance en l’autre. S’il lache on tombe. Tout cela se passe dans un joyeux vacarme et des rires, ce qui m’offre l’opportunité de souligner la nécessité de faire silence. Comment être dans un ressenti corporel efficace si l’on discute et rit en même temps ? Comment se concentrer sur les effets invisibles de ces étirements si l’on pense à autre chose ? Comment mener une action avec quelqu’un ou plusieurs autres personnes si l’on n’est pas concentré sur cette action ? Mes arguments semblent convaincre. Chacun expérimente le silence, une fois de plus, pour sentir qu’en effet la concentration est meilleure et la détente accentuée. Ensuite nous pouvons passer à l’exercice proposé hier à l’autre groupe. Le résultat est aussi positif. Nous parvenons là aussi à un chant commun, une véritable construction sonore pratiquée dans l’écoute.

Un détail est évoqué : Quand nous parlons de ce qu’il s’est passé la veille, nous ne savons plus très bien si c’est vraiment hier ou avant hier que nous avons commencé la formation. La notion du temps est altérée de la même façon pour les membres du groupe et moi-même. Mais cela sans lassitude.
La densité et l’intensité des actions est à l’origine de cette sensation. Les échanges sont si forts, si riches, que nous avons l’impression de les vivre depuis plusieurs jours...

Nous rejoignons Y. et son groupe dans la grande salle pour un débriefing commun. Les deux groupes ont vécu les mêmes propositions de travail corporel. Post-it à l’appui, chacun s’exprime. Et, selon le principe bien assimilé, chaque groupe trouve un référent qui proposera une synthèse. Tout cela s’organise rapidement, efficacement. L’importance de l’écoute, du silence, de la concentration, du non-jugement ressortent de façon plus évidente encore. Et aussi cette sensation d’un temps que “l’on a pas vu passer”.
Y. et son groupe ont aussi permis à K. et M. de s’intégrer aux propositions d’explorations du clown. Les deux jeunes femmes ont pu vivre de l’intérieur ce qu’elles observaient jusque là. C’est important pour elles et pour le groupe. Nous sommes cette fois dans une totale relation d’équipe, quelle que soit la fonction de chacun, chacune dans la formation.
Nous allons déjeuner.

*

Nous “rebrassons” les groupes pour en former deux nouveaux. Les personnes qui resteront avec Y. auront pour mission de construire les premiers éléments d’un décor que nous utiliserons lors de la présentation finale. Les matériaux sont là (baguettes de bois, papiers de couleur, tissus, outils divers). Ne reste qu’à inventer quelque chose qui doit rester ouvert : l’autre groupe aura la même tâche, devra continuer de construire à partir de ce que les premiers auront engagé. Il est donc nécessaire pour le premier groupe de laisser au suivant des éléments ne bloquant pas la créativité.
De mon côté je vais retourner au restaurant d’été et proposer un travail vocal qui devrait aboutir à une sorte de chorale spontanée. Un chef de chœur, qui peut céder sa place à certains moments, donne des indications par une gestuelle qui lui appartient. Les voix s’animent, sans aucune partition. Nous sommes dans la spontanéité, mais une “spontanéité dirigée”. Elle reçoit des indications gestuelles. Les voix se rejoignent comme elles peuvent.

Dans un premier temps la difficulté est une nouvelle fois ramenée à la capacité d’écoute. Si certaines voix s’expriment plus intensément que d’autres, il n’y aura aucun équilibre d’ensemble. Si l’écoute, la perception de l’ensemble ne sont pas assez fines, les inévitables dissonances sonneront faux, tout simplement. Dans le cas contraire, elles créeront une atmosphère sonore qui eut être superbe et nourrie de belles émotions.

Je propose tout d’abord un travail à 3 ou 4 voix. Quelqu’un chante une note, le suivant chante en harmonie, et ainsi de suite pour créer une polyphonie. Cette approche permet de mieux entendre chaque voix et, par conséquent, ses retenues, ses fragilités, ses qualités. Je fais évoluer l’exercice en proposant, sur la base d’un accord de quatre voix, de laisser s’installer un chant improvisé. Personne, ici, n’a jamais fait cela. Les voix se cherchent, puis commencent à se laisser aller. La première tentative à quatre voix étonne chaque participant. On peut donc chanter à plusieurs sans avoir appris, sans qu’il soit nécessaire de lire une partition. On peut inventer un chant de l’instant sans qu’il réponde à des règles harmoniques ou théoriques précises. Eh bien oui ! Cette découverte est enthousiasmante pour les vocalistes et leur public. Les voix suivantes se lâchent davantage, tout en mesurant la difficulté psychologique liée au simple fait d’oser chanter devant les autres sur un mode inhabituel, sans l’alibi d’un texte, d’une mélodie, d’un événement (ils sont amateurs de foot et n’ont aucune difficultés pour chanter des chants de supporters).
Nous progressons ainsi jusqu’à l’objectif recherché: la chorale improvisée. Les chefs de chœur défilent. La façon de diriger reflète bien les personnalités en présence. Le chef a un rôle essentiel. Si ses indications ne sont pas lisibles, les voix se dispersent, se perdent .. Nous faisons bien sûr le lien avec leurs activités professionnelles.

Tout cela continue d’être très joyeux en même temps que les enseignements à tirer de chaque expérience font leur chemin dans les esprits.
Petit incident de parcours: l’arrivée un peu tumultueuse de deux nouveaux stagiaires qui débarquent au milieu du travail, sans ménagement.
Comment les intégrer ? Leur façon conquérante d’imposer leurs présences au beau milieu d’un travail en cours n’est pas acceptable. Un recadrage s’annonce ..
Nous verrons. Improviser encore et encore.

Après un chant chorale d’une “redoutable” vivacité suivi d’une explosion de rires, nous nous offrons une pause avant de rejoindre les autres pour un débriefing de la journée.

Quand j’arrive à la grande salle, je vois Y. et K. entourant M.. Je sens qu’il y a de l’émotion dans l’air. Je reste à distance pour ne pas être intrusif. Y. me fait comprendre que je peux venir. M. va devoir repartir à Alger. Apparemment elle préférerait rester ici. Elle et K. ont vécu de grandes émotions en intégrant le groupe et faisant des passages rideaux (dans le travail du clown). Les mots sont bienveillants. J’ai envie de prendre M. par les épaules et de lui offrir à mon tour un sourire et des mots bienveillants. Mais je me garde de ce contact. Je sais qu’il pourrait être interprété de façon ambiguë. Pas forcément par M., mais par les autres membres de la formation.
Ces effusions bienveillantes et tendres sont dans l’air, je le sens. Le groupe, dans sa presque totalité, dégage ce besoin de contact très simple mais très codé ici. Donc les sentiments et les émotions se transmettent autrement.
M. va sans doute rester jusqu’à demain. Il vaut mieux qu’elle s’accorde ce temps supplémentaire avant de sortir de la bulle.

Dans la grande salle le groupe dirigé par Y. a beaucoup œuvré. Nous regardons les résultats .. Une sorte de porte enveloppée de tissus et surmontée d’un frontispice sur lequel il y a des inscriptions en arabe qui évoquent la formation en cours, le nom de Djezzy. Un trône, une sorte de feu de camp dont les flammes sont en papier.. Apparemment tout a bien fonctionné.

Le débriefing fait ressortir les difficultés d’organisation du groupe constructeur de décor. Ils ont passé beaucoup de temps à essayer de s’accorder sur une idée sans savoir ce que raconterait le spectacle que nous mettrons en forme demain. Il y avait aussi la nécessité de laisser à l’autre groupe une part de travail et d’élaboration de ce décor. Donc il fallait ne pas trop en faire pour ne pas bloquer les autres imaginaires. Il leur a fallu trois quarts d’heure pour se mettre vraiment dans l’action et se rendre compte que leurs discussions étaient vaines. Il fallait agir, commencer quelque chose, laisser vivre l’imaginaire plutôt que d’intellectualiser. Dès lors une idée en entraînait une autre qui en entraînait une autre, etc.
L’atelier voix fait ressortir ce que j’ai évoqué plus haut : toujours cette nécessité d’écoute, la capacité de prendre et de céder la place, d’avoir un leader qui prend la décision finale mais qui, surtout, sait se faire comprendre tout en étant à l’écoute de son équipe.

Mais un autre point est évoqué : l’arrivée des deux nouveaux stagiaires et la brutalité de leur entrée.
Cette question soulève quelques polémiques, notamment de la part de la seule personne qui fait en sorte, depuis son arrivée (en retard aussi) de ne pas vraiment participer aux activités proposées.
Ses prétextes à ne pas participer sont à la fois familiaux (sa femme doit accoucher) et professionnels (il est sollicité par la direction générale pour un dossier urgent).
Tout cela est recevable mais ne l’autorise pas à intervenir comme il le fait. Nous sentons qu’il fait barrage.
J’évoque mon ressenti suite à l’entrée des deux nouveaux. Je dis m’être senti gêné, non respecté. Les deux personnes concernées arguent du fait qu’ils n’ont pas vu leurs collègues depuis une semaine, qu’ils étaient simplement heureux de les revoir et l’ont manifesté à leur façon. Y. et moi n’acceptons pas ces arguments. La réalité c’est que ces deux personnes ont manifesté leur gêne plus que leur enthousiasme. Ils ont imposé aux autres et à nous-mêmes une attitude spectaculaire pour ne pas se sentir eux-mêmes mal à l’aise.
Heureusement plusieurs personnes, dont une des deux femmes stagiaires du groupe, expriment leurs propres gênes face à ces arrivées. Le souhait de tout le monde est, bien sûr, d’intégrer les nouveaux venus. Mais nous ne savons pas encore si cela sera possible.
Y. est inquiet. Il imagine proposer aux deux nouveaux de rester observateurs lors de la dernière journée. Je suis plutôt d’accord mais pense tout de même qu’il faut attendre, laisser passer la nuit, observer nous-mêmes les comportements du lendemain. Surtout rester confiants.
Tout se passe de façon presque incongrue, trop positive pour être réelle. Et pourtant c’est la réalité. Il fallait bien un petit accroc pour donner du relief à l’évidence.
A nous ne composer avec cette nouvelle situation. A nous et au groupe. Les réactions de demain seront très significatives.

Repas, repos .. Nous sommes invités à participer à un match de foot avec le groupe. Nous nous défilons tranquillement. Je rejoins Camus et réfléchis à la façon de construire la journée de demain, le spectacle et .. Je crois que je m’endors.

Samedi 27 mai

Nous échangeons les groupes. Ce sera le même travail que la veille avec le second groupe. Il y aura juste une dimension supplémentaire : l’un des deux nouveaux me suit. L’autre reste avec Y..
Le travail vocal sera le même que la veille. Quatuors, chorale, direction de chœur .. Mais tout d’abord un échauffement corporel et vocal qui se passe plutôt bien.
Nous arrivons à un cercle vocal. Je propose que chacun ferme les yeux et laisse aller un son léger, bouche fermée. C’est une façon d’installer la voix et de se détendre. Il y a beaucoup de fatigue même si nous ne sommes qu’au début de la journée. Le nouveau venu ne peut pas s’empêcher de ricaner. J’ai la bonne surprise d’observer que personne ne le suit, que tout le monde se concentre sur le son, la détente. Je vais le voir et lui murmure que je comprends sa réaction, qu’il est normal qu’il se sente en décalage avec les autres et qu’il ait du mal à ne pas le manifester. Mais il lui est nécessaire de respecter les autres. C’est une façon de se respecter soi-même. Il comprend, s’excuse, laisse encore échapper quelques petits rires puis se calme. Je sens que c’est gagné. Il s’est intégré de lui-même, aidé par le fait que les autres ne se sont pas laissés atteindre.
Il s’est passé la même chose pour Y. et son groupe. L’autre personne a été sollicitée pour aider à la finition du décor, pour donner des idées. Il n’était pas question de l’installer en observateur. Tout s’est très bien passé.
Le débriefing met en exergue la capacité du groupe à intégrer les nouveaux venus de façon très tranquille: il n’y a pas eu d’ultimatum quant à la nécessité pour ceux-ci de participer ou de rester à l’extérieur, mais une proposition très ouverte de participation à “la fête”. Et chacun semble avoir compris où était son intérêt. Ce qui concerne les ateliers conforte l’évidence d’une cohésion s’enracinant dans le groupe. Chacun se sent présent, efficace et utile au service d’un projet commun.

L’après-midi sera consacrée à la construction du spectacle auquel assisteront sans doute T. et M., nos commanditaires. Nous allons déjeuner. Le stagiaire dont la femme est sur le point d’accoucher nous annonce qu’il doit partir.

Ce départ est plutôt bienvenu, tant pour lui que pour le groupe et nous. C’est un départ qui a du sens face à la cohésion mise en place par les autres participants. Espérons que chacun en tirera, là aussi, des enseignements. Mais, inch Allah ..

En route pour la dernière étape.

*

Nous nous réunissons tous dans le restaurant d’été. C’est là que nous allons mettre en créer, mettre en espace, en voix, présenter la création qui sera la synthèse artistique de la formation. Y. et moi donnons quelques idées parce que nous avons l’habitude de mettre en scène. Nous ne faisons que proposer pour que les principaux acteurs disposent, recréent, agencent à leur manière.

Il y aura un conte lu par plusieurs personnes à tour de rôle. Nous demandons qu’il y ait une lecture en français et une traduction en arabe.
Le décor construit depuis hier devra être utilisé en tout ou partie pour servir le spectacle, et non pour être simplement montré.
Il faut des acteurs qui interpréteront les personnages du conte en les mimant ou en représentant certaines actions sans trop les illustrer.
Enfin, le chœur, dirigé par l’un des stagiaires avec mon aide éventuelle, créera l’atmosphère sonore accompagnant l’histoire.
Nous insistons sur le fait que chacun est au service du spectacle et qu’il serait dommage d’assister à des numéros d’acteurs, à un cabotinage de potache. Et tout cela doit être mis en place en l’espace de deux heures ! Impossible ! D’autant plus impossible qu’avec des personnes ayant un minimum de pratique, monter un spectacle en deux heures est un véritable casse-tête qui fait s’opposer les égos, stimule les états de stress latents.
Il m’est arrivé de créer des spectacles en très peu de temps (des “performances”), mais avec des gens expérimentés.

Nous commençons une répétition. Nous les aidons à s’organiser. Choisir les lecteurs, les acteurs, les choristes. Nous faisons quelques essais de lectures dans les deux langues, invitons les personnages à se mettre en scène, demandons au chœur d’intervenir en fonction des actions. Lire le texte et en faire la traduction à la suite prendra trop de temps. Nous passerons donc d’une langue à l’autre. Quelques lignes en français, les suivantes en arabe, etc.
Les acteurs essaient d’incarner leurs personnages par l’expressivité, la gestuelle. Le personnage principal semble avoir trouvé son incarnation chez l’un des stagiaires qui, dirait-on, a fait cela toute sa vie tant il est juste, sobre. Le chœur fait ce qu’il peut. J’interviens pour que les voix se lachent sans être trop présentes. Y. miment les scènes en même temps que les acteurs. Nous sommes trente, mais nous sommes unis et concentrés sur la création commune.
Tout va étonnamment vite. Mais, finalement, il en est ainsi depuis le début.

Un premier filage permet quelques retouches mais, surtout, nous laisse, Y. et moi, presque perplexes quant à ce que nous voyons, tant la qualité est étonnante. Aucun des participants ne se met en avant. Il y a un formidable équilibre et un respect mutuel. C’est inespéré.

Maintenant nous allons les laisser terminer seuls la création. Ils vont devoir affiner la mise en espace et, surtout, installer les éléments du décor. Ils ont 30 minutes pour faire tout cela. Une agitation extraordinaire envahit l’espace. Chacun s’affaire, place, déplace, s’improvise un costume.. Nous allons respirer un peu face à la mer ..

Une demi-heure plus tard, au retour, le décor est installé. C’est impressionnant !
Nous demandons un dernier filage dans le décor. A la suite de cette prestation, encore impressionnés et émus, nous prions pour que la présentation publique soit d’aussi bonne qualité.
* *

Avant cela nous rejoignons tous la grande salle pour un débriefing final avec T. et M., initiateurs de cette formation atypique et directeurs du CESI Algérie.
Le bilan des participants et, notamment, de M. P., est très élogieux pour notre prestation. Il fait notamment ressortir, dans la façon même d’exprimer cela (le sourire, l’enthousiasme, l’humour), le plaisir de s’être découverts.
Les participants qui, dans leur quotidien professionnel, n’avaient communiqué jusque là que par l'intranet, rivés à leurs portables, qui ne se connaissaient qu’à peine bien que certains d’entre eux travaillent ensemble depuis plusieurs années, se sont véritablement rencontrés et souhaitent que la rencontre se poursuive de la même façon: dans l’écoute, le respect, la patience, la capacité de se remettre en question sans éprouver un sentiment de trahison vis à vis de soi-même ou une blessure d’orgueil.

Nous sommes aux anges. Mais l’éternelle question demeure : tout cela vivra-t-il encore dans trois mois ?

Nous invitons T. et M. à goûter la cerise sur le gâteau: le spectacle.
La prestation est impeccable. Tout se passe encore mieux que durant le filage. Nous continuons d’être magnifiquement étonnés. C’est gagné! Le spectacle se termine par une chanson d’Idir, venue spontanément dans les voix. c’est très émouvant. Puis les embrassades. Même M. P. nous embrasse.
Il y a quelque chose d’irréel dans tout cela. Sans doute parce que nous assistons rarement à de telles démonstrations d’humanité dans des contextes aussi fermés que ceux d’une grande entreprise en développement.
Une remise de trophées à chaque participant, offerts par le CESI, vient clore la formation. C’est une belle idée contenue dans un bel objet. Chaque fois qu’ils porteront leur regard sur cet objet, ils se souviendront de ces trois journées exceptionnelles.

Le groupe a du mal à quitter les lieux.
D’autres embrassades et manifestations de remerciements nous inondent.
Moi je prends, heureux de l’aventure.
Le soir, M., T. et K. nous amènent à Tipaza pour déguster quelques poissons après la visite des ruines romaines, à la tombée du jour. Moment de recueillement face à la mer qui a recouvert une partie des vestiges. Camus n’est pas loin. Je me sens particulièrement riche de quelque chose de très simple. Je ne sais quoi ...

*


Toulouse - juin 2006
Luc Baron

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16 novembre 2005

journal de voix

On me l'a souvent suggéré, parfois demandé: écrire un livre sur, à propos de la voix, mon expérience en ce domaine.

Mais un ouvrage supplémentaire indiquant en 10 leçons comment placer sa voix, ou racontant " ma voix, ma vie, mon oeuvre" , à quoi bon ?...

En revanche, aborder le très vaste univers de la voix sous forme de réflexions, poésie et expériences diverses, recueillir des témoignages (quelles que soient leurs formes).. Voilà qui me semble beaucoup plus riche, ouvert, et capable d'aboutir à une publication qui tenterait d'évoquer de façon simple (et non spécialisée) ce monde de la voix si méconnu bien qu'il soit omniprésent.

Il s'agirait donc de faire état de ce que l'on ressent au travers de la voix, par son intermédiaire, au delà du fait qu'elle est le véhicule d'une parole codée, d'une communication faite de mots dont on oublie trop qu'ils sont des sons avant d'avoir un sens.
L'impact de la voix, des voix, sur soi, et celui observé de notre voix sur l'autre, les autres.
La voix artistique, politique, séductrice, agressive, salvatrice, apaisante ...
La découverte de la voix au travers du chant (pratiqué ou entendu), d'une rééducation après un traumatisme,

Je vous invite à me faire part de vos " parcours de voix ", sensations et expériences diverses à ce propos, en m'écrivant sur ce site dans cette rubrique (cliquez sur "commentaires") ou en répondant à cet e-mail.

Si vous n'aimez pas ou n'avez pas l'habitude d'écrire, n'ayez aucune d'inquiétude. Il s'agit juste de témoignages, pas de littérature. Laissez défiler les mots sans recherche de style.
Si vous préférez la parole à l'écrit, je peux aussi transcrire des enregistrements de vos témoignages (à vos cassettes et MD.. Je peux aussi vous enregistrer)

Vous pouvez rester anonyme.
Et, quoi qu'il en soit, si le livre est publié, aucun témoignage ne sera utilisé sans accord de son auteur.

Merci.
Et à bientôt dans de vocales aventures.

Luc Baron

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